Il y a présence de lime dans ce chapitre, c'est à dire une scène sexuelle légèrement détaillée ! Ceux qui n'apprécient pas, qu'ils ne lisent pas. Je vous aurez prévenue !
Chapitre III
Touche mon coeur
Quelques coups brefs et faibles retentirent de l'entrée. Valerian posa son verre de Gin et se recoiffa nerveusement en passant devant le miroir se trouvant à côté de la porte d'entrée. Il prit une grande bouffée d'air et ouvrit la porte. Mathilde était maquillée de masquara et de crayon noir, la rendant plus sexy, plus femme. Elle portait un long manteau noire qu'elle ouvrit tout de suite laissant place à une robe rouge découvrant une poitrine menue et de fines jambes, mis en évidence par les côtés fendus.
Il l'invita galamment à entrer d'un grand geste du bras.
- Bonsoir Mathilde, tu es très belle.
La jeune fille rougit et eut un petit rire nerveux.
- J'espère que l'odeur de l'alcool que je sens provenant de toi n'est pas l'unique raison d'une telle déclaration.
- Bien sûr que non ! Je... je l'ai toujours pensé.
Mathilde rougit, et replaça une de ses mèches derrière l'oreille. Elle s'approcha de Valerian, se mordant la lèvre. Elle guetta la moindre réaction négative sur son visage, et voyant que cela ne venait pas, elle sourit. De ce sourire qui donnait l'impression d'être quelqu'un de spécial, d'être aimé... Un sourire qui donnait l'illusion que la vie est merveilleuse... Mais alors qu'ils se gouttaient une fois de plus, il revint à la brusque réalité.
Il ne portait plus son t-shirt et elle lui défaisait son braguette, quand il sembla se réveiller. Elle fit alors glisser sa robe le long de son corps, se retrouvant en string devant lui.
Ils rougirent tous les deux, et Mathilde baffouilla :
- D'habitude je n'en porte pas, mais Aurélie a dit que ce serait plus joli avec la robe, et...
- Non, euh... ça te va bien...
- Oh... et... Tu peux me... caresser, si tu veux.
- Euh, oui... bien sûr...
Il lui passa doucement les main sur sa poitrine chaude, sans appuyer ses caresses, frôlant sa peau. Des frissons parcoururent la peau de la jeune fille qui avait fermer les yeux, la tête en arrière. Ses tétons se durcirent alors. Valerian les toucha alors, doucement, puis de façon plus appuyé. Mathilde glissa ses mains dans le pantalon de Valerian, et même si elle trouva un peu étrange qu'il n'ait pas d'érection, elle n'avait encore jamais fait l'amour avec un homme. Ainsi, elle ne dit rien, et commença à masser le bout de chair qu'elle tenait entre ses doigts inexpérimentés. Valerian mouilla alors de sa salive les seins de la jeune fille qui frémissait d'envie de caresses plus poussées.
Valerian serrait les poings, son ventre douloureux. Il réagissait trop peu aux caresses que Mathilde lui prodiguait, il savait qu'elle finirait bien par se douter de quelque chose. Il avait honte et se sentait si mal.
L'adolescente fini, comme Valerian se doutait à se rendre que quelque chose n'allait pas, surtout que son petit ami avait stoppé de la toucher. Elle vit alors l'air désespéré et perdu de celui qu'elle aimait.
Elle dégagea alors ses mains de son pantalon qu'elle reboutonna, puis cala la tête du garçon entre sa poitrine et lui caressa la tête en bougeant un peu. Valerian passa maladroitement ses bras autour du frêle corps de Mathilde.
Elle lui murmura alors une berceuse qu'elle inventait au fur et à mesure que les paroles lui venaient à l'esprit. Elle ne s'arrêta qu'une fois son fiancé calmé.
- Ça ira, ne t'inquiètes pas. Je ne t'en veux pas... Tu es trop stressé, c'est tout.
Mathilde embrassa ses lèvres et colla son front au siens. Puis elle se leva d'un bond, et sautilla jusqu'à la télévision.
- Et si nous regardions un film ? demanda-t-elle d'un ton enjoué. Oh, Saw II ! Je ne l'ai jamais vu, j'avais trop peur. Et si nous le regardions? ...Il n'y a qu'entre tes bras que je me sens rassurée, tu sais? Confia-t-elle, rougissante.
Voyant l'air déconfit de son fiancé, elle soupira, mit le film dans le lecteur DVD puis retourna s'asseoir à ses côtés et le reprendre dans ses bras.
- Je ne dirais rien à tes copains, encore moins à Aurélie, ni à personne. Cela restera entre nous... Moi aussi ça m'effraie un peu, prenons notre temps, tu es d'accord ? Le rassura-t-elle de sa voix douce et apaisante.
- Tu es si gentille, si... dit-il d'une voix éraillée.
- Mais enfin, c'est normal ! Nous sommes un couple, et c'est aussi ça l'amour. C'est surmonter les difficultés ensemble. Tu es sensible, et c'est la raison pour laquelle je t'aime, Valerian ! Tu vois tes quelques défauts sans voir tes innombrables qualités... Bon, regardons ce film.
Elle alla mettre le DVD dans le lecteur, enjouée. Mathilde était soulagée. Soulagée que ce ne soit que pour une raison aussi futile - à ses yeux – que son petit ami l'évitait. Elle s'était imaginé tellement pire... Elle alla reprendre sa place et prit la main de l'homme qu'elle aimait dans la sienne. Elle vit alors qu'il déglutissait difficilement, sa paume d'adam coincée dans sa gorge et ressortant plus qu'habituellement... et elle voyait qu'il était sur le point de versé quelques larmes. Elle ouvrit alors la main du garçon en la lui caressant tendrement et lui murmura à l'oreille :
- Je t'aime.
Mathilde se blottit un peu plus contre lui. Valerian avait la nausée et se retint tout juste de lui crier de ne pas le toucher.
ooOOoo
- Allez, putain, Valerian ! Fais pas ta chochotte, dis-moi comment c'était !
- Ça ne te regarde pas, Marc.
- Quoi? Attend, je suis celui qui t'a arrangé ça, hier, et je suis ton meilleure ami... mais à croire que tu ne connais plus le sens de ce mot, ces temps-ci.
- Tu sais que je n'ai jamais aimé parlé de choses aussi intime, alors pourquoi tu me force?! S'énerva Valerian. Et puis, tu dis être mon ami, mon tu ne vois même pas quand ça ne va pas. Tout foire en ce moment, et la seule chose qui pourrait être bien devient un calvaire.
Marc eu un air contrit et donna un léger coup de pied dans une cannette qui traînait par terre.
- Je voulais juste savoir, allé. Je ne te demande pas de tout nous raconter, je ne ferais jamais ça, tu le sais. Si tu m'avais juste répondu que c'était génial, ou... Je sais pas, moi ! Je ne te demandais pas de nous dire ce que vous aviez fait mais comment c'était ! Et puis, j'aime beaucoup Mathilde alors je n'aurais jamais dit quelque chose qui aurait pu le gêner. Et... Oh, et puis aussi la manière dont tu refuse farouchement de parler de ta vie intime me donne toujours envi de m'entéter pour savoir le fin mot de l'histoire. Tu n'es ni une star ni un prêtre, alors qu'importe que tu parle de ce genre de choses ! Tu...
- Ne t'emporte pas, Marc. Tu es désolé, je le suis aussi. Mais disons que nous ne sommes pas allés jusqu'au bout...
- Ah, c'était donc ça ! Rit Marc. Bah, je suppose qu'il faut aller par étape, surtout avec cette fille. Mais tu sais, tu aurais du me le dire dès le début. Des fois j'ai l'impression que nous n'habitons pas sur la même planète.
- Ouais.
« Et ce n'est pas de ta faute, comme pour le reste. » pensa tristement Valerian.
- Bon, alors vous avez fini de vous disputer ?
Les deux amis se retournèrent vers Cyril qui avait parlé, accompagné de Hugo, Aurélie et Mathilde qui vint quémander un baiser à son fiancé qui le lui accorda.
- Alors, la soirée a été bonne ?
- Cyril, tais-toi, elle était pas prête, marmonna Marc, de façon fort peu subtile car Mathilde l'entendit.
Valerian baissa les yeux, honteux.
- Je n'ai rien a caché, s'exclama alors la jeune fille.
Tous ses amis relevèrent à la tête vers elle, intéressés, tandis que celle de Valerian tentait de rentrer dans son manteau.
- Nous n'avons pas trouvés utile de coucher ensemble tout de suite, nous préférons apprendre à mieux connaître nos corps d'abord.
- Elle parle comme une intello..., chuchota Hugo à Cyril. T'es sûr qu'elle est timide ?
Ce qui lui valu un coup de coude dans les côtes de la part d'une Aurélie admiratrice de l'audace de son amie.
- Tu as tout à fait raison, je suis tout à fait d'accord avec toi, approuva-t-elle. Bon, maintenant, si au lieu de se disputer nous allions manger ? Je crève de faim, moi !
- Que comptez-vous préparer, Martin ?
- Un lapin à la moutard, Monsieur.
June était à la fois contrarié, furieux et las, mais aucun de ses sentiments ne ressortirent sur son visage, comme à l'accoutumé. Il semblait seulement pensif et ne pas écouter ce qu'on lui disait, ce à quoi les gens de sa connaissance étaient habitués.
- Hum... Bien, bien... Et apportez-moi une flûte de champagne, s'il vous plaît.
- Entendu, Monsieur.
Une fois que June fut paré de son goûteux breuvage, celui-ci prit une plume et un encrier, avant de trasser savament les premiers mots de sa lettre.
« Mon précieux Amour... »
ooOOoo
« ...Comment as-tu osé goûter à ces baisers, moi qui ne te laisserais même pas goûter à celui d'une mort prématurée Tu m'appartiens, entièrement. Il semblerait que cela t'ai échappé, mais je suis partout et nul part, alors ne crois pas échapper à mon regard. Tu es mon entière propriété même si je n'ai pas encore pu te marquer. Méfie toi car je suis très contrarié.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare,
Ton cher et tendre. »
Valerian tenait de sa main tremblante une lettre blanche à l'écriture parfaite. Il alla prendre un briquet dans la chambre de son frère partie chez son amie Amélie et fit apparaître une petite flamme. Petite mais mortel.
Valerian regardait le feu, hypnotisé par la chaleur qui s'en dégageait. Il n'avait qu'un geste à faire, et il pourrait faire comme si cette lettre n'avait jamais exister. Il pourrait en nier l'existence, comme celle de June, car il ne doutait pas un seul instant que l'auteur de la lettre était l'homme aux pulsions mortifères.
Le mensonge était séduisant, mais Valerian n'en voulait pas en ce jour, cet instant. Il en avait envi, besoin. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne pouvait pas détruire cette lettre. Ainsi il ferma le briquet et quitta la chambre de Simon.
- Simon ?
Valerian alla rejoindre sa mère et ses regards fuyants. Et malgré l'aide qu'il lui apporta en lui servant un verre d'eau et en le renseignant sur l'activité de Simon, il n'eut le droit qu'au dos de sa génitrice, et malgré ce à quoi il essayait de se persuader, il n'y était toujours pas habitué et cela le blessait autant qu'à la première fois.
Valerian se réfugia dans sa chambre qu'il ferma à clé. Il s'allongea sur le ventre, la lettre posée à plat à sa droite. Il en caressa les mots qu'il relu
jusqu'à s'endormir. Et alors que ses pensées vaguait sur les chemins de l'inconscient, il eut une réflexion qu'il ne se rappellerait plus le lendemain au matin : « Son amour vaut cent fois celui
de toute autre personne ».
Désolée, je ne pouvais pas vous prévenir sans tout cassé que c'était un lime hétérosexuel T_T
*court se cacher*
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