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Ce Blog met en scène des
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Depuis le jeudi 03 juillet 2008

Blogs de fics Boy's Love

Mardi 26 février 2008
Chapitre I


Deuxième partie


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Point du vue de Gaël

 

 

- Yeah !

Je suis tranquillement assis à la cuisine quand mon petit frère Lionel arrive en courant et me fait le signe de la victoire.

Je soupire et lui demande non pas par intérêt pour sa petite personne, mais parce que je sais qu’il va rester ici à me regarder dans le blanc des yeux jusqu’à ce que je le lui demande :

- Quoi ?

- Calypso a dit oui ! Hurle-t-il hystérique.

- C’est merveilleux, dis-je en baillant. Mais il y a dix minutes à peine tu me disais qu'elle t’avait dit non.

- Oui, mais c’est à cause d’un problème avec son frère, mais elle ne m’a pas expliqué exactement, elle n’a pas eu le temps vu que sa mère voulait qu’elle se couche.

Et voilà qu'il se met à raconter sa petite vie minable et totalement inintéressante. Comme si je n'avais que ça à faire que de l'écouter.

- Bon, maintenant que tu m’as fait part de ta vie privée dont je n’ai absolument rien à faire, tu peux partir et me laisser savourer la tranquillité seul ?

- Dire que tu es censé être l’homme parfait, si tes fans savaient qu’en fait tu n’es qu’un petit prétentieux égoïste et narcissique ! En plus, je n’appellerais pas ça « savourer la tranquillité seul », mais broyer du noir dans son coin. Allez, raconte-moi tout, me dit Lionel en s’asseyant sur une chaise, soupirant comme si il avait affaire à un enfant capricieux, ce que je ne suis évidemment pas.

- Je n’en ais aucunement l’envi, et je tourne la tête pour le lui faire comprendre.

- Tu t’es pris un râteau ? demande-t-il, une note d’espérance dans la voix.

Je m’insurge face à cette idée complètement irréaliste :

- Ca ne va pas ? Tu me prends pour qui ? Disons que j’ai frappé une personne que j’apprécie énormément, alors qu’elle essayait de m’attaquer par derrière.

- T’en as beaucoup, toi, des amis qui t’attaquent par derrière ? Se moque-t-il.

- On n’est pas amis. Je crois qu’il ne m’apprécie pas trop. La première fois que je l’ais vu, je n’aurais peut-être pas du lui dire que c’était un emmerdeur ni lui dire qu’il était petit, dis-je en réfléchissant. Je crois que ça ne lui a pas trop plu.

Lionel me regarde comme si j’étais un profond imbécile et soupire de découragement.

- Tu es irrécupérable, grand frère.

Il m’énerve quand il me parle comme ça !

- Mais attends, je me suis excusé de l’avoir frappé ! Et tu sais ce qu’il a fait ? Il m’a craché dessus en me disant qu’il me haïssait, dis-je outré.

Non mais c’est vrai, quoi ! Il ne veut pas non plus que je lui baise les pieds tant qu’à y être ?

- En voilà un intelligent ! dit-il avec enchantement.

- Lionel !

- Oh, c’est bon, me dit-il.

- Non, ce n’est pas bon !

- Bon, allez, je te laisse.

Sur ce, il quitte la pièce en dansant – mal - comme un imbécile heureux. Ce qu'il est d'ailleurs.

- Tu pourrais t’excuser ! Je lui cris.

Après quelques minutes, je commence à m’ennuyer ferme. Je me dirige vers la salle réservée au home cinéma. Je mets le film « Kill Bill », mais le film m’intéresse tellement qu’au bout de cinq minutes, je dors à point fermé.

- Gaël, Gaël !

- Hum...

Voilà tout ce que j’arrive à dire à cet abruti que essaye de me lever pour que j’aille au lycée…

- Le lycée !

La personne qui n’est autre que mon frère aîné, Allan, sursaute.

Après s’être remis de la surprise, il me sermonne :

- Gaël, je t’ais déjà dis de ne pas te coucher ici, ce n'est pas un lit.

- Oui, oui, Allan. Désolé, mais je suis en retard, là ! Dis-je en regardant ma montre. Je vais chercher mon cartable et je file.

- Gaël !

Je ne l’écoute pas, et fonce à toute vitesse en direction de ma chambre. Je le prépare à toute allure, me déshabille pour mettre une chemise blanche et un jean, et sors en courant. Je ne m’arrête qu’une fois que je suis devant la décapotable de mon chauffeur personnel.

- Bonjour, maître Gaël, me dis d’ailleurs celui-ci.

Je ne lui répond pas, je n’en ais pas envi. Je pense plutôt à Anthony. J’espère qu’il sera moins énervé qu’hier ; bien que j’en doutes.

Il faudra que je fasse attention, ce matin, en arrivant, il risque de m’attaquer, et si je le re-frappe, il est certain que mes chances de le faire changer d’avis sur moi seront rendues à néant.

La seule chose positive dans tout cela, c’est que je suis sûr que personne ne se mettra entre nous, étant donné que tout le monde le déteste et sont fous de moi. En plus, d’après ce que j’ai entendu dire, il n’est pas à leur goût, physiquement. Et j’en suis ravi pour eux, parce que moi, oui, je ne partage pas. Même si je ne crois pas que pour l’instant, il soit d’accord sur le fait qu’il soit à moi. Mais bon, tout n’est qu'une question de temps.

J’arrive enfin à destination, et je sors avec classe et élégance.

Tout le lycée se met à hurler. J’entends des filles se badiner et me lancer des oeillade à la limite que la décence permet.

Certains garçons et filles viennent même me remercier ainsi que me serrer la main pour les garçons, car ils étaient victimes de brimades et autres. Une foule se créé alors autour de moi et parle avec animation, se plaignant et vantant mérite, jusqu'à ce que Anthony apparaît.

Cinq garçons l’attrapent avec violence ; un par les cheveux, deux autres par les épaules et les deux derniers le poussent vers moi. Ils le jettent à terre, et lui ordonnent :

- Excuses-toi ! Demande-lui son pardon pour lui avoir cracher dessus !

Je me retient de ne rien faire pour qu'ils le laissent tranquille lorsque Anthony relève la tête et lui dit avec un sourire moqueur :

- Vous ne disiez pas ça, il y a un mois, alors qu’il n’était pas là, vous étiez toujours à mes côtés, à me lécher les baskets !

L’un d’eux lui donne un coup de pied.

- Allez, excuse-toi !

Anthony s’agenouille et me baise les pieds, puis me dit en relevant la tête :

- Je vous prie de me pardonner, Monseigneur.

Les lycéens sont abasourdis par ses faits et gestes, tout comme moi. Anthony se relève, puis sors du cercle. Il s’arrête soudainement et me demande d’une voix ironique :

- Au fait, Monseigneur. Est-ce que les personnes de votre famille vous ressemblent au niveau du caractère ?

Mon esprit ayant fait arrêt sur image au moment où Anthony m’a embrassé les pieds, je me mets un certains temps à me rendre compte qu’il me parle, et plus encore pour que ce qu’il vient de me dire monte jusqu’au cerveau, pour enfin être décodé.

Une fois ceci fait, la question me prend au dépourvu; je ne m’attendais pas du tout à ce genre de question. Je réponds, incertain :

- Plus ou moins, pourquoi ?

Il éclate de rire, et se retourne en murmurant, alors que la sonnerie résonne :

- Ça risque de promettre.

Je ne comprends pas de quoi il veut parler, mais je suis ma classe qui se dirige vers notre salle de cours.

Une fois assis, je retourne vers mon activité préféré, qui est observer Anthony.

Aujourd’hui il a opté pour le t-shirt noir et le jean large, ainsi que tout ce qui va avec, c’est-à-dire son collier à pics noirs, et ses chaînes en argents aux poignées qui vont si bien avec son physique. Anthony à la peau blanche aussi pur que la neige, une taille d'un mètre soixante tout au plus, des cheveux noir de jais décoiffés intentionnellement avec du gel qui lui arrivent presque jusqu'aux épaules, et de magnifiques yeux améthystes, avec le contour de l’iris argenté.

Il est aussi un amateur de piercing ; il en a quatre à l’oreille gauche et trois à l’autre, tous des anneaux en argent. Et maintenant, il en a un à la langue, une boule violette, à ce que j’ai pu voir…

Bon, en fait, là, je ne le vois que de derrière, mais son postérieur est tout aussi agréable à regarder que sa mignonne petite face, alors je ne m’en plains pas trop. Surtout qu’à chaque fois que je le vois de devant, je vois sa lèvre entaillé et son pansement au coin de la lèvre, ce qui me rappel à quel point il doit me haïr pour ce que je lui ais fait.

Des murmures excités me sortent de ma contemplation, ce qui me met de forte méchante humeur. Je regarde la cause de ce brouhaha, et ce que je vois est notre professeur principal, monsieur Duclair, accompagné d’une femme d’une vingtaine d’année. Pas de quoi fouetter un chat… Enfin, si, d’après le filet de bave que je vois sur le coin de la bouche de mon voisin de classe.

Je prends la conversation en cour de route, histoire de savoir ce que cette femme fait ici :

- … et étant donné que votre ancien professeur d’anglais ne peut continuer à vous faire cour à cause de problèmes personnels, et que mademoiselle cherchait justement un poste, je vous présente votre nouveau professeur d’anglais, dit le chauve avec enthousiasme.

J’entends un bruit de chaise et vois Anthony en train de montrer du doigt la femme et balbutiant :

- T… Toi… C… C’est impossible !

Monsieur Duclair le réprimande férocement pour ce manque de politesse, tandis que moi je suis secrètement ravi, je craignais d’avoir affaire à une rivale, mais me voilà rassuré, il a l’air de l’aimer autant qu’il m’aime… Bon, arrêtons ces pensées néfaste avant que l’idée de me pendre ne me paresse être la meilleure solution. Allez, souris, Gaël, il y a des filles qui te regardent et semblent être inquiètes.

Après avoir terminer sa remontrance, le schtroumpf s’en va et nous laisse enfin.

Un long silence s’ensuit, les garçons n’ayant apparemment toujours pas récupérer leurs facultés de penser et ont la bouche grande ouverte, tandis que les filles boudent et regardent la jeune femme en chiens de faïences.

Ladite jeune femme dit alors :

- Vous n’avez pas besoin de m’appeler par mon nom de famille, appelez-moi Pearl. Cela mettra une meilleure ambiance pendant les cours.

Voyant qu'aucune objection ne s’ensuit, elle continue :

- Bien, nous allons donc commencer le cours. Ouvrez votre livre à la page 67…

Le cour se passe plutôt calmement, à part que la grande majorité des garçons se battent pour se faire interroger et que les filles restent muettes comme des carpes.

Pearl étant plutôt gentille, je commence à l’apprécier. Mais je déchante vite après que la cloche ait sonnée et que tout le monde range ses affaires.

Elle ose faire ça, et en plus devant moi ! Elle se permet de murmurer quelques mots à l’oreille de mon Anthony. Je sers les poings, essayant de calmer ma fureur croissante. Elle croise mon regard et je fais passer à travers mes yeux toute ma haine envers elle. Au lieu d’avoir peur, honte d’être surprise, ou autres comportements normaux après une telle conduite, elle me sourit, et commence même à glousser.

Je la regarde comme si elle était folle, et ramasse les affaires qui traînent sur mon bureau puis m’apprête à partir, quand j’entends :

- Non mais ça ne va pas ?

Et je vois Anthony sortir à toute allure de la pièce, le rouge aux joues.

Je lance un regard meurtrier et dis à Pearl avant de sortir :

- Vous ne l’aurez pas.

Mon fan-club me suit et me demande des explications sur mes propos quelques peu déplacés, et je réponds un sourire faux aux lèvres :

- Nous parlions de la surprise à la cantine qui a été promis à celui qui aurait le ticket gagnant.

L’explication leur suffit, et ils ne se demandent même pas comment elle peut être au courant alors qu’elle vient d’arriver.

 

Nous allons tous au labo de science, où je prie, comme depuis le début de l’année, que le professeur daigne enfin nous mettre ensemble, Anthony et moi, pour le T.P, ce qu’il ne fait toujours pas.

A la fin de ces trois heures, je me dis que ce n’est finalement pas si mal de ne pas être à côté de lui en physique, si je tiens encore à ma vie.

Quoique… alors que je sors de l'école, me viens cette idée de génie : personne ne voudra plus jamais se mettre à côté de lui, après qu’il ait failli faire exploser la classe. Et si je me propose, cela ne fera qu’accroître ma popularité !

Je suis entrain de me féliciter moi-même de mon idée, quand je fais tomber ma règle qui débordait de mon sac à dos. Je me retourne donc pour la ramasser, quand je vois quelque chose qui ruine ma bonne humeur, et me mets dans une rage intense.

Je me précipite alors dans ma voiture sans plus attendre, oubliant la règle.

Une fois à l’intérieur, je prends mon téléphone et compose un numéro :

- Allo, Anne ? Tu ne sais pas la nouvelle ? J’ai entendu une rumeur à propos de la nouvelle prof, tu sais, Pearl… Oui, c’est ça, tu crois que tu pourrais en parler dans le journal du lycée ?… Ok, je te raconte. Alors voilà…

Un sourire mauvais germes sur mes lèvres.

Je vous avais prévenus, professeur, je ne vous le laisserais pas, et pour cela, je me battrais.

Par Sweety Lily - Publié dans : Fictions originales - Communauté : Amours Acidulés
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