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Ce Blog met en scène des
relations entre hommes,
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Depuis le jeudi 03 juillet 2008

Blogs de fics Boy's Love

Mardi 26 février 2008
Voilà un petit oneshot, mais je vous préviens : il est à classé dans la catégorie Pardodie de contes de Pérrault et contiens un lemon. Ceux qui n'aiment pas les délires citronnés, qu'ils ne lisent pas !



GW004.jpg


Cassandre

ou le boxer noir

 

 

 

Il était une fois il n'y a pas si longtemps, et dans un pays pas si lointain que cela un manoir abritant une féroce belle-mère, deux jeunes teignes de sexe féminin servant de belles soeurs, et enfin un sublime jeune homme au caractère guimauve. Sans oublié leur chat bien gras, Polisson.

Alors que les trois femmes se prélassaient au soleil devant leur piscine, Cassandre, jeune homme de dix sept ans blond vénitien aux yeux bleus, les muscles développés, torse nu et en short ultra moulant, suait à nettoyer le carrelage, chantonnant de sa voix grave la dernière chanson de Paris Hilton, son mp3 aux oreilles, tandis que le chat le regardait faire, l'oeil vitreux.

Alors qu'il entamait le deuxième refrain, il sentit la musique s'évaporer comme par miracle. Alors qu'il regardait partout autour de lui, abasourdit, il vis sa soeur Madeleine, le regard sévère, les écouteurs dans les mains.

- Cassandre, commença-t-elle. Que t'avons nous dit avec Mirabelle à propos de cette musique? Tu ne dois plus l'écouter. Les hommes comme toi, beaux, virils, sensuels...

- Ce que Madeleine veut dire, interrompit sa soeur, c'est que les garçons comme toi doivent écouter de la techno, du rock, ou encore du rap. Mais pas ça.

- Mais...

- Mon pauvre Cassandre, tu ne comprend pas, on fait ça pour toi ! Si tu continue sur ce chemin, personne ne voudra jamais de toi...

- A part nous, évidemment, gloussa Madeleine, tout en passant un de ses doigt le long des pectoraux recouverts de sueurs de son ''frère''.

Sa soeur l'arrêta de la main alors qu'elle arrivait à la hauteur du short. Madeleine eut une moue boudeuse tandis que Mirabelle soupirai, las.

- Tu es si masculin et pourtant si efféminé...

- Même ton prénom ressemble à celui d'une fille, cru bon de rajouter Madeleine. Alors ce n'est plus la peine de vouloir aller à la fête de samedi, tu ne ferais que te ridiculiser ! Tu feras le repassage, à ça, au moins, tu es bon.

Et sur ces quelques paroles blessantes, elles le laissèrent pour aller parfaire leur bronzage et échanger les conseils de beautés qu'elles avaient tantôt entendus afin de ressembler un peu plus encore à Paris Hilton.

*****

- Eh, m'approche pas, binoclard !

Cassandre émit un petit couinement quand le coude d'un garçon dans le couloir rencontra malencontreusement ses côtes. En effet, habillé de deux pulls très larges, des lunettes épaisses cachant la moitié de son visage et les cheveux décoiffés, il était méconnaissable. Ses soeurs le forçaient à se déguiser ainsi par jalousie, n'appréciant guère qu'il soit le centre d'intérêt de tous.

Sa meilleure amie Blanche, une petite brune légèrement potelée mais au visage bien fait, avait essayé de luter contre cette injustice... en vain.

Les deux adolescents entrèrent en cours et s'installaient à leur place habituel lorsqu'ils entendirent Leslie, surnommée Langue de Vipère par Blanche entourée d'une multitude de filles parler d'une voix toute excitée :

- Il paraît que c'est un ami personnel de Matt et qu'il a une maison énooorme. Je l'ai vu et je peux vous dire que la rumeur n'est pas infondée : il est magnifique ! Ses longs cheveux noirs, lisses, ses yeux bleus nuits et ses lèvres rouges... Il est tellement beau ! Quand on s'est vu, j'ai senti le courant passer...

- Tu devais avoir les doigts dans une prise, marmonna Blanche.

- Ne sois pas si méchante, la gronda Cassandre.

- Oh, allez, ne me dit pas que tu crois à son histoire ! Je suis sûre qu'elle ne l'a même pas réellement vu ! Cette fille, non contente d'être nymphomane est aussi une mythomane ! Tout ce qui sort par sa bouche est pourri.

Cassandre lui lança un regard sévère mais n'ajouta rien. Et alors que le professeur parlait, il regarda rapidement par la fenêtre puis revint sur ce que son regard avait intercepté et son coeur s'arrêta alors de battre durant quelques instants. A quelques pas de lui, les garçons les plus en vus de l'école accompagnés d'un garçon appuyé contre un arbre, regarder avec nonchalance et lassitude ses amis chahuter autour de lui. Cassandre se rappela soudain que s'il voulait continuer à vivre et donc à l'admirer, il lui fallait respirer et il aspira une grande goulée d'air de façon bruyante, attirant l'attention de sa meilleure amie. Celle-ci le regarda les sourcils froncés jusqu'à ce qu'elle voit la raison de tout ce bruit. Un glapissement de contentement traversa ses lèvres, alors que la classe entière la regardait d'un air septique se calmer extérieurement, tandis qu'intérieurement elle préparait un plan machiavélique.

*****

Opération Prince Charmant :

Demain se déroulera la fête de Mikaël et Cassandre souhaiterait y aller. Toute l'école est autorisée à s'y rendre y compris lui sauf que ses soeurs et sa mères le lui interdisent et qu'il n'as pas de vêtements appropriés.

- Première étape :

Faire en sorte qu'il apprenne que c'est Mikaël, le garçon qu'il regardait qui fait la fête pour qu'ensuite il me supplie de lui venir en aide.

- Deuxième étape :

 

Lui trouver des vêtements convenables. Si par un quelconque malheur cela devenait impossible, lui trouver des sous-vêtements sexy, ce sera tout aussi bien.

- Troisième étape :

Trouver Mikaël et faire en sorte qu'il remarque Cassandre.

*****

Valerian mangeaient tranquillement l'odieux repas qui leur était servis quand Blanche remarqua d'un ton innocent :

- Au fait, étais-tu au courant que le garçon que tu épiais tout à l'heure est Mikaël, le garçon qui fait la fête demain ?

- Quoi? Demanda Cassandre la bouche grande ouverte d'une voix aiguë.

- Oui, je pense que je vais y aller... dommage que toi tu ne puisse pas...

- Emmène-moi, s'il te plaît pleurnicha Cassandre.

Hum... je sais pas... Laisse-moi réfléchir.

- D'accord.

- Bon, j'ai réfléchit. C'est d'accord. Va en cour, je vais tout t'arranger.

- Mais, et toi ?, s'étonna-t-il.

Elle ne l'écoutait déjà plus et s'éloignait à grands pas. En effet, Blanche, fervente admiratrice du corps d'athlète de son meilleure ami, et supportrice inconditionnée de couples gays, avait décidée qu'il était impossible que Valerian rate l'occasion de charmer son prince charmant. Ainsi, elle fit chauffer sa carte gold et appela les contacts de ses parents afin de rendre la rencontre entre les deux beaux garçons possible.

*****

- Mais Blanche, tu ne viens pas avec moi ?!

- Écoute, je ne serais pas là à te tenir la main quand tu embrassera Mikaël ! Débrouille-toi tout seul. Mais il faut que tu te démarque des autres et que tu ne te fasse pas remarquer par tes soeurs. N'oublie pas que le dernier bus est à minuit et que c'est à cette heure que ta mère va chercher tes soeurs. Oh, et tiens.

Elle mit entre les mains d'un Cassandre rouge vif plusieurs préservatifs et continua, un sourire vicieux aux lèvres :

- Tu as intérêt à tout me raconter. Allez, va, maintenant. Et n'oublie pas : minuit !

Cassandre descendit de la voiture de son amie chaussé d'un débardeur indigo en soie et un pantalon en jean qui lui moulait ses jambes musclés ainsi que son postérieur. Ses cheveux lisses lui tombaient sur le visage lui donnant l'air mystérieux et ses lèvres étaient rouges cerises à force de les mordiller. Chacun se retournaient sur son passage, filles et garçons jusqu'à ce qu'il arrive devant Mikaël et de sa cour. Tous admiraient les trais fin de son visage tandis que lui se vantaient allègrement.

Voyant qu'il ne risquait pas de le remarquer, il le coupa dans son monologue :

- Bonjour, tu as une maison fabuleuse.

Furieux d'avoir été coupé, il allait crier contre celui qui avait osé une telle chose... lorsqu'il rencontra un garçon qui faisait plus d'une tête que lui l'observer timidement tandis qu'une langue lubrique venait machinalement lécher et mordiller ses lèvres pulpeuses. Un sourire prédateur orna les lèvres de Mikaël alors qu'il prenait une des mains du garçon pour lui faire un baise-main et se présenter.

Cassandre rougit de plus belle tandis que le reste des personnes les regardaient faire dubitatif. Ce qu'ils voyaient été un homme efféminé d'un mètre soixante faire un baise-main à un autre homme d'un mètre quatre-vingt viril et pourtant rougissant. Mais cela n'était que la vision du peuple. Eux ne sentaient que l'amour percer leur coeur, peu importe l'image qu'ils donnaient.

La vie étant bien faîte, le doux son d'un slow se fit entendre en même temps que la danse entre les deux garçons démarrait. Ils ne parlèrent que peu, les mots étaient inutiles entre eux. Mais bientôt l'intimité de leurs corps collés, humidifiés par la chaleur de la nuit, leur donnèrent des envies de tendresse.

C'est pour cela qu'ils s'éclipsèrent dans la maison de Mikaël - qui ressemblait plus à un château qu'à une maison, ceci dit. A la première chambre qu'ils rencontrèrent, ils s'y engouffrèrent. Aussitôt Mikaël plaqua Cassandre contre la porte et engouffra sa langue impatiente dans la bouche de son âme soeur. Il plaça sa jambe droite entre les jambes de Cassandre pour venir sentir son excitation et réciproquement. Mikaël posa sa main sur la hanche du garçon et de l'autre enleva son débardeur à une vitesse affolante. Cassandre se laissait faire, passif, appréciant les assauts qu'il subissait. Ils trouvèrent avec difficulté le lit où ils s'effondrèrent.

Mikaël dessus Cassandre l'embrassa tout en lui faisant comprendre qu'il voulait qu'il lui enlève son pantalon ainsi que son caleçon pendant que lui faisait de même. Après quelques difficultés, ils se trouvèrent nus et se mirent sur le côté afin de pouvoir s'admirer et se caresser.

Mikaël se rapprocha de Cassandre puis lui lécha les tétons du bout de la langue puis les lui aspira tout en lui donnant quelques fois des coups de langues qui le faisaient gémir.

Il passa ensuite ses bras autour de ses hanches et descendit jusqu'à son postérieur qu'il malaxa quelques instants avant de présenter à Cassandre ses doigts qu'il engloutit fiévreusement. Mikaël les lui enleva alors de la bouche et après avoir fait quelques sillons sur le fessier de son amoureux en inséra un, puis voyant que le plaisir que Cassandre ressentit était proche de l'extase il continua jusqu'à en avoir mis trois. Pendant ce temps Cassandre avait entreprit de caresser le sexe de son amant avec tendresse et fougue. Au bout d'un certain moment les deux n'en purent plus, alors Mikaël mit à toute vitesse un des préservatifs que son amoureux lui tendit et allongea son amant sur le dos. Dans un baiser profond, il le pénétra doucement, jusqu'à ce qu'il se soit habitué à l'intrusion et surtout qu'il ait atteint sa prostate. A partir de ce moment-là, tout ne fut plus que gémissements et amour.

 

*****

Alors que les deux jeunes gens discutaient paisiblement, ou plutôt que Mikaël faisait son éloge et que Cassandre acquiesçait à chaque mot prononcé, Mikaël dit d'un ton théâtrale.

- Les gens sont vraiment des cons : ils ne me trouvent pas très viril.

- Je te trouve très virile, moi, minauda son amant.

Mikaël embrassa alors Cassandre et ils allaient se montrer une fois de plus leur affection quand le réveil de Mikaël fit un petit bruit. Cassandre se retourna pour voir quelle était l'heure et vit qu'il était minuit.

Il enfila alors son pantalon et prit ses autres habits à la main.

- Désolé, je dois y aller, cria-t-il alors qu'il semait un Mikël nu comme le jour de sa naissance qui lui courait après.

Celui-ci se promettait d'améliorer son endurance lorsqu'il vit un boxer noir par terre qui appartenait à son amant. Il voulu l'appeler mais il était déjà hors de portée. Qu'importe, il le retrouverait, se jura-t-il.

 

*****

 

- Mais enfin, Cassandre, pourquoi ne veux-tu pas me raconter ce qu'il s'est passé ?

Blanche commençait à se fatiguer du mutisme de son meilleure ami qui ne voulait lui répondre. Elle lui demanda alors perfidement :

- Bien, alors rend-moi les préservatifs que je t'avais prêté, au moins.

Rougissant, Cassandre commença à se triturer les doigts. Un sourire excité aux lèvres, Blanche continua :

- Je vois... Bien, rend-moi juste les autres et raconte-moi tout.

Voyant qu'il ne répondait pas, elle s'écria, faisant sursauter la classe et le professeur de mathématique :

- Quoi, vous avez tout utiliser ?!

Puis elle chuchota tout bas :

- Alors toi, tu as intérêt de tout me raconter en détail...

 

*****

- Non mais quel niais ! Tu couche avec lui et tu ne lui donne même même pas ton prénom, je rêve !

Alors que Blanche réprimandait sévèrement son ami, lorsqu'ils virent Madeleine, Mirabelle et la belle-mère de Cassandre en sous-vêtements dans le salon. Curieux, ils entrèrent et virent que Mikaël était assis dans une chaise pendant que les trois femmes adolescent essayaient d'enfiler ce que Cassandre et Blanche reconnurent comme le sous-vêtements noir du blond, sous l'oeil ennuyait de Mikaël et de celui appréciateur de ses amis. Madeleine faillit y rentrer dedans, à force de glaces à la crème mangé ces derniers temps, mais risqua de faire éclater l'élastique. Mikaël trouvait cela ridicule de faire essayer ces habits a des filles mais ses amis avaient insisté. Il faillit dire que le garçon avec lequel il avait couché avait les fesses musclés et pas... flottante, mais se dit qu'il ne devait pas le dire à voix haute, car cela risquerait de briser sa réputation de gentleman.

Blanche prit alors les choses en main et força le passage. Elle déshabilla rapidement Cassandre et lui enfila le caleçon sous l'oeil terrifié pour certain et appréciateur pour d'autre.

*****

Mikaël et Cassandre vécurent heureux, sous l'oeil attentif de Blanche, tandis que les deux soeurs du blond trouvèrent de gentils petits amis grâce à l'entourage de Mikaël. Certes ils n'étaient pas beaux, mais leur argent les contentaient pleinement. Quand à la mère de Cassandre, elle devint impotente prématurément et fut placée en maison de retraite.

Morale : Il ne faut pas se fier aux apparences car celles-ci sont souvent trompeuses.

Autre morale : Chacun trouvera un jour chaussure à son pied, chaque chose en son temps. Ainsi il faut toujours garder espoir, même si les situations semblent désespérés... Alors, soyons gay ! ... euh... gai...

 

Par Sweety Lily - Publié dans : Fictions originales - Communauté : Amours Acidulés
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